Perspectives du marché du travail

publié à partir de: novembre, 2021

Perspectives du marché du travail

L’industrie pétrolière et gazière de 2021 a changé par rapport à il y a 12 mois. La combinaison des événements de la dernière année — le choc de la demande causé par la pandémie mondiale de COVID-19 et l’offre excédentaire sur le marché pétrolier — a amené les entreprises canadiennes de tous les sous-secteurs du pétrole et du gaz à prendre rapidement des mesures pour adapter leurs stratégies. Cela a eu une incidence considérable sur l’industrie et sa main-d’œuvre. 

La présente page passe en revue l’incidence de ces événements et les prévisions connexes sur l’emploi et l’embauche jusqu’en 2023. L’analyse de PetroLMI porte sur l’emploi direct (emplois dans des entreprises directement liées à la recherche, à l’extraction et à la production de pétrole et de gaz, comme les géologues et les foreurs) dans les sous-secteurs de l’exploration et de la production (E et P), des sables bitumineux, des services pétroliers et gaziers et des pipelines. Pour prévoir l’emploi, PetroLMI utilise un système de modélisation élaboré en 2006  qui est mis au point régulièrement en consultation avec l’industrie, des économistes du marché du travail et des analystes de la planification de l’effectif. Pour obtenir des renseignements sur les prévisions de dépenses et de production utilisées, veuillez consulter la figure 1, Total des emplois et prévisions des moteurs en matière d’emploi dans l’industrie du rapport intitulé Perspectives du marché du travail de 2021 à 2023 : L’industrie pétrolière et gazière du Canada


Emploi dans le secteur pétrolier et gazier  

Un scénario de reprise modeste est prévu pour l’industrie pétrolière et gazière du Canada jusqu’en 2023. Même si PetroLMI prévoit une légère augmentation des dépenses en immobilisations en 2021, l’emploi ne commencera pas à se rétablir avant 2022. 

L’industrie devrait créer 7 840 emplois d’ici 2023 en raison de son activité, soit une augmentation de 5 %. D’ici 2023, avec 175 850 emplois, le nombre d’emplois directs dans l’industrie dépasse les niveaux de 2020, mais n’atteint pas les 188 760 emplois de 2019. 

Les entreprises devraient concentrer leurs dépenses en immobilisations sur l’amélioration de la rentabilité plutôt que sur les gains de production afin d’atteindre la compétitivité par les moyens suivants : 

  • Optimisation et amélioration de l’efficacité des opérations existantes à l’aide de la numérisation et de la technologie. 
  • Économies d’échelle et regroupement. 
  • Accent encore plus grand sur l’environnement, la société et la gouvernance. 

La demande de gaz devrait reprendre avant celle du pétrole, car les entreprises se concentrent sur le gaz naturel riche en liquides de plus grande valeur pour fournir une matière première au secteur pétrochimique, aux exportations de gaz de pétrole liquide et au gaz naturel liquéfié (GNL). 

Les travaux de remise en état et de fermeture des champs pétrolifères soutenus par le gouvernement entraînent également des dépenses et une augmentation de l’activité, tout en contribuant à une forte demande de main-d’œuvre dans ces professions connexes. 

Pour de plus amples renseignements sur les principaux domaines qui ont une incidence sur l’embauche dans l’industrie, consultez les Perspectives du marche du travail en instantanés .


Embauche nette, par sous-secteur

L’industrie pétrolière et gazière du Canada devrait connaître des besoins en matière d’embauche nette de 19 820 emplois au cours de la période de prévision : 7 840 en raison de l’activité de l’industrie et 11 980 en raison de l’attrition liée à l’âge. Bien que les postes vacants en raison de l’attrition liée à l’âge ne s’ajoutent pas aux niveaux d’emploi globaux au sein de l’industrie, l’activité d’embauche peut augmenter à mesure que les entreprises pourvoient des postes. 

Les entreprises ont indiqué que les départs à la retraite font l’objet d’un suivi et que, malgré des taux de retraite plus faibles au cours des dernières années, il existe un risque de perte de travailleurs d’expérience. Certaines entreprises mettent en œuvre des programmes de transfert de connaissances parmi leurs employés. Les travailleurs qui prennent leur retraite ne seront pas tous remplacés par des gens de la même profession, les entreprises peuvent choisir de combler une lacune et d’embaucher quelqu’un ayant des compétences différentes. 


Perspectives du marché du travail

Ici, vous pouvez examiner en profondeur les perspectives par sous-secteur, région et profession. Naviguez dans le tableau de bord ci-dessous pour obtenir les renseignements précis qui vous importent. 

Exploration and production (E&P): Activity for the conventional and unconventional oil and gas reserves, excluding oil sands.

Oil sands: The extraction and upgrading of bitumen.

Oil and gas services: Contracted exploration, extraction and production services to the oil sands and non-oil sands E&P sub-sectors.

Pipelines: Responsible for mainline transmission for transporting daily crude oil and natural gas production.

A = Actual
E = Estimated
F = Forecast

publié à partir de: novembre, 2021

Source et remarques 

Le modèle produit des prévisions de la demande de main d’œuvre pour l’industrie pétrolière et gazière en amont et intermédiaire (c.-à-d. total embauche nette, demande en raison de l’activité de l’industrie  et en raison de l’attrition liée à l’âge ).

Le modèle est en mesure de produire des prévisions du marché du travail par industrie et par secteur pour 67 professions qui font partie de la version 2016 de la Classification nationale des professions (CNP). Une catégorie « autres professions » comprend les effectifs restants et constitue la somme des autres professions comptant des emplois directs au sein de l’industrie.

Pour prédire l’emploi, le modèle commence par les chiffres d’emploi de référence tirés de Statistique Canada ou des enquêtes directes de l’industrie, puis utilise les « moteurs d’emploi » dans le but de déterminer les niveaux de maind’œuvre nécessaires pour soutenir le niveau d’activité de l’industrie (c.-à-d. dépenses et/ou production) lors d’une année donnée. Le modèle le fait par sous-secteur et profession, des ajustements étant apportés pour la productivité de la main-d’œuvre et d’autres facteurs.

Les nombres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.

Des secteurs industriels tels que le secteur en aval, la construction, la fabrication, la construction et l'exploitation de GNL, le transport par camion ainsi que les services professionnels sont considérés comme hors de portée de cette étude.

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